lundi 22 août 2016

Madonna, Cuba, Québec et Milan

Life is a mystery / Everyone must stand alone / I hear you call my name / And it feels like home (Madonna).
- Madonna, notre cousine éloignée, comme sa mère était une Fortin. Madonna n'en parle jamais parce que le Québec n'existe pas. Le prix à payer pour ne pas avoir voulu être indépendant. Il suffit de comparer avec Cuba qui a intrigué le monde (et ses adversaires) quand Castro a pris le pouvoir ; pour ou contre la "Révolution" : on respecte un peuple qui se tient debout. On l'aime ou le déteste, mais l'indifférence est plus rare.
- Vu un vieux film italien en noir et blanc : Miracle à Milan. Visiblement, l'inspiration pour le film de Roberto Bellini, La Vie est Belle (La vita è bella ?). Le personnage principal dit même la réplique dans le film, une sorte de conte qui finit de façon fantastique. Les effets spéciaux sont efficaces pour l'époque. (Miracle à Milan est un film italien de Vittorio De Sica et Cesare Zavattini, sorti en 1951. Conte poétique dans lequel s'affrontent le monde naïf des pauvres et le monde avide des riches, ce film a obtenu la palme d'or au festival de Cannes en 1951.)

dimanche 21 août 2016

"Ce maudit accent québécois", pourrait dire Thierry Ardisson

Dans le conte de Maupassant "La Bête à Maît'Belhomme", il essaie de restituer la parlure pittoresque des Normands : "(...) mais j'sais ben que c'est eune bête, un'grosse bête, qui m'a entré d'dans, vu que j'dormais su l'foin dans l'grenier. (...) A m'mange la tête (...)"

- Nous ne sommes pas très loin de la langue parlée du Québec, ce qui n'a rien de surprenant puisqu'une grande partie de nos ancêtres viennent de ces régions du Nord-Ouest de la France.

samedi 20 août 2016

La France du dix-neuvième siècle

Zola et Maupassant sont décédés à 43 ans. Comme ils étaient des génies, ils ont eu le temps de marquer leur domaine. Maupassant est mort riche et fou, probablement à cause d'une maladie vénérienne. C'était assez courant autrefois avant qu'on trouve un remède à ces maladies de bordels. Nietzsche est aussi mort délirant.
La France a sûrement connu son apogée créatrice au dix-neuvième siècle (avec un prolongement début vingtième). Littérature, musique et même inventions scientifiques, avec la Grande-Bretagne, c'était une des surpuissances. Malheureusement, l'empire anglo-saxon a pris le dessus avec son désir maladif de dominer les peuples. Nous vivons encore sur cette domination qui est passée de l'Europe aux États-Unis.
Il y a toujours deux (trois avec la tranche) côtés à une médaille. Les pays riches sont innovateurs, mais quand ils sont dominés par les militaires, ils amènent aussi la destruction.

vendredi 19 août 2016

Usain Bolt : Grand champion, Grand champion

Usain Bolt est resté champion. Comme il quitte la compétition, il part au sommet. Il a tout de suite trouvé son style : il a une sorte de regard ironique sur ses victoires : il danse, il pose, il s'amuse. Bref, il est cool. La différence entre le champion ordinaire et la star planétaire.
D'après ce qu'on en sait, il n'a pas pris la grosse tête, tombé dans les excès de toutes sortes (drogues et drogues).
Il fait profiter les autres de son succès dans son pays.
Le sport n'est pas la solution à tous les problèmes, mais parfois il peut être une source d'inspiration.

jeudi 18 août 2016

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban

J'ai fini de lire le Harry Potter : "Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban". Je trouvais que c'était un humour bon enfant au début, mais au fil de la lecture on découvre que c'est plein de tensions et de conflits. C'est plus une lecture pour les pré-ados que pour les enfants.
Une écriture à l'anglaise où ce qui compte est la narration de l'histoire davantage que le style, bien que celui-ci sait être efficace. Les joutes de Quidditch et les chapitres de dénouement par exemple sont prenants avec tous les revirements et les rebondissements imprévus pour captiver le lecteur.
Bref, l'auteur, J. K. Rowling, a du souffle et de l'invention. Je suis sûr qu'elle a donné du grain à moudre, pour quelques décennies, à des milliers de thésards qui vont pouvoir explorer les thèmes et les sous-thèmes de l'univers qu'elle a créé.

mardi 16 août 2016

L'avenir du PQ et de la souveraineté

Le mouvement souverainiste est-il en crise? Non, c'est le Québec qui se meurt, éclaté entre une métropole étrangère, Mountreehall (Montréal), et la ville de Québec, une ville de colonisés.
Le PQ peut-il être élu en 2018? J'en doute. Les chances eussent été meilleures avec PKP, mais même avec lui qui rassurait les obsédés du tout économique, on peut penser que, dans le meilleur des cas, le PQ eût été élu mais minoritaire.
Le Québec a changé. Le Québec est éclaté. Il y a principalement deux zones d'atomisation: Montréal et la ville de Québec (il y aussi la question autochtone, une autre question à explorer).
Les fédéralistes ont scandaleusement transformé la démographie de Montréal et ce n'est plus vraiment une ville québécoise. (C'est une véritable trahison du peuple québécois.)
La vie politique de la ville de Québec est orientée par une droite conservatrice anti-Québec, donc anti-souverainiste, donc anti-PQ primaire.
Avec un leader fort qui aurait su jouer la carte identitaire, soit un discours contre l'immigration et une position claire et affirmée sur la laïcité, qui n'aurait pas eu peur des anathèmes de la rectitude politique, une sorte de Trump à la québécoise, le PQ aurait pu, probablement, être réélu comme gouvernement minoritaire.
Malheureusement, il préfère jouer les bons citoyens et perdre son temps à flatter les minorités, les causes douteuses de la rectitude politique, tel le lobby LGBT, et surtout ne pas affronter la question de l'immigration et des communautés bigotes qui s'imposent de plus en plus, en particulier la secte islamique. Alexandre Cloutier est l'avatar parfait au PQ de cette aile tendance QS.
La CAQ a compris qu'en exploitant les thèmes identitaires elle avait un levier puissant. Peut-elle être élue avec le PLQ qui domine à Montréal? Peut-être pas, mais elle va devenir l'opposition, car les Québécois de souche anti-PQ vont pouvoir sanctionner la nullité du PLQ par un vote caquiste.
La nature a horreur du vide et parce qu'il ne sait pas le remplir le PQ s'en va vers le néant. Même les empires ont une fin.

samedi 9 juillet 2016

Paul Valéry: Quelques considérations sur l'art poétique

Paul Valéry
Quelques considérations sur l'art poétique

Le poète ne part pas d'une idée ou d'un sentiment pour chercher ensuite les mots, les images et les rythmes appropriés. Fond et forme sont liés de façon indissoluble, ou, s'il est légitime de les distinguer, c'est la forme qui précède le fond.
(...) La poésie est l'ambition d'un discours qui soit chargé de plus de sens, et mêlé de plus de musique, que le langage ordinaire n'en porte et n'en peut porter. Rien de plus simple à concevoir que le désir d'accroître indéfiniment cette charge de merveilles, qui se superpose, ou se substitue, à la charge utile du langage. Mais cet accroissement a des limites qui s'atteignent aisément; l'équilibre qu'il faut maintenir dans le lecteur, entre l'effort qu'on en exige et les forces qu'on lui suggère, ne demande qu'à se rompre. L'obscurité, d'une part; l'inanité de l'autre; le vague excessif, l'absurde, la singularité personnelle exagérée, tous les dangers qui ne cessent de veiller étroitement autour des ouvrages de l'esprit menacent spécialement les poèmes et les sollicitent vers les abîmes de l'oubli.
(...) la poésie n'a pas le moins du monde pour objet de communiquer à quelqu'un quelque notion déterminée, - à quoi la prose doit suffire. (...) En somme, le sens, qui est la tendance à une substituion mentale uniforme, unique, résolutoire, est l'objet, la loi, la limite d'existence de la prose pure.
Tout autre est la fonction de la poésie. Tandis que le fond unique est exigible de la prose, c'est ici la forme unique qui ordonne et survit. C'est le son, c'est le rythme, ce sont les rapprochements physiques des mots, leurs effets d'induction ou leurs influences mutuelles qui dominent, aux dépens de leur propriété de se consommer en un sens défini et certain. Il faut donc que dans un poème le sens ne puisse l'emporter sur la forme et la détruire sans retour ; c,est au contraire le retour, la forme conservée, ou plutôt exactement reproduite comme unique et nécessaire expression de l'état ou la pensée qu'elle vient d'engendrer au lecteur, qui est le ressort de la puissance poétique. Un beau vers renaît indéfiniment de ses cendres, il redevient, - comme l'effet de son effet,- cause harmonique de soi-même.