dimanche 28 mai 2017

Charles Dickens... et sa barbe.

Le Gibraltar d’Amérique
Le célèbre écrivain britannique Charles Dickens est de passage à Québec le 27 mai 1842. Il tombera sous le charme de la ville. Il dira alors de Québec : « Voici l’impression que fait au visiteur ce Gibraltar d’Amérique: ses hauteurs vertigineuses, sa Citadelle en quelque sorte suspendue dans les airs, ses pittoresques rues à pic, ses portes sourcilleuses, et la vue saisissante qui frappe le regard à chaque détour: elle est à la fois unique et inoubliable » (traduction). Magnifique description de notre ville. À la suite de cette citation, on lui a généralement attribué cette comparaison avec le poste militaire britannique de Gibraltar en Espagne. En réalité, il n’a fait que répéter ce qu’avait dit, une trentaine d’années plus tôt, l’ingénieur militaire Friedrich de Gaugreben en poste à Québec.
Citation tirée de Charles Dickens, American Notes and Pictures from Italy, New York, Charles Scribner’s Sons, 1900, p. 249.
Photographie : Charles Dickens, J. Paul Getty Museum.



samedi 6 mai 2017

La France macronienne : en marche vers le néant !

Ce serait surprenant si Marine Le Pen était élue demain. Elle a complètement loupé le débat. Il faudra changer de chef ou saboter le parti qui est trop connoté négativement.
La seule chose qui va changer la France, c'est une guerre civile ou une partition. Le pays est déjà divisé ethniquement.
C'est comme le Québec.
La mondialisation tue les nations. Elle divise les peuples réduisant les individus à être des consommateurs.
Imposer des valeurs communes devient de plus en plus difficile, d'autant plus que l'État surimpose ses citoyens. Ceux-ci finissent par se demander ce que le gouvernement leur apporte. Il est vu comme un gestionnaire plutôt moins efficace que le contraire, composé de politiciens qui s'en mettent plein les poches.
Sarkozy et Hollande, c'était blanc bonnet, bonnet blanc. Ils ont fait la même politique : ni de gauche ni de droite. Si Macron est élu, il continuera sur cette lancée ni de droite ni de gauche, mais mondialiste tout schuss !




lundi 1 mai 2017

Qui est l'écrivain qui écrit notre époque?

Quels sont les écrivains qui, aujourd'hui, témoignent de notre société?
Je pense à un écrivain dont toute l'oeuvre est un commentaire sur la société de notre temps.
À l'exception de Houellebeck, je ne vois pas.
Bien sûr, il n'a pas la force créatrice d'un Hugo, d'un Balzac ou d'un Zola.
Le génie se fait rare. (Le dernier en date a été Simenon?)
Peut-être est-ce l'époque justement qui demande des livres qui sont relativement courts et faciles à lire?
La littérature était l'art par excellence du dix-neuvième siècle.
Depuis l'invention du cinéma, l'image a tout envahi.
L'attention du citoyen moyen, répartie par période de trente minutes, n'excède pas une semaine! :
soit le temps de lire le dernier Goncourt ou le dernier succès des ventes en librairie.
J'ai ainsi l'insigne honneur de proposer Michel Houellebeck comme récipiendaire du Prix Nobel. Cela nous fera changement des "nobellisés" que personne ne connaît, que personne ne lit et qui ne reflètent rien de leur siècle.




mercredi 26 avril 2017

Le grand Remplacement du côté de la ville de Québec

Je n'avais pas remarqué que le Centre Durocher avait été rasé. Il y a eu des protestations non entendues relayées par le journal de quartier Droit de Parole : en vain.


Si l'édifice est remplacé par un immeuble d'habitation,on va vite noter le changement démographique. C'est déjà le cas juste en marchant dans la rue, quand on se promène dans les parcs l'été.


On a remplacé la population de Montréal et celle de certaines de ses banlieues, et le projet du Grand Remplacement continue avec la ville de Québec.

On va nous dire que nous ne faisons plus d'enfants. 

En réalité, l'immigration est la voie facile pour les obsédés de l'économie qui ne pensent qu'à court et à moyen termes. De plus, cela diminue les salaires à la baisse et fournit une main-oeuvre abondante et servile.

On pourrait aussi encourager la natalité comme on l'a fait au Danemark, ou trouver une solution au déficit des retraites.

Le parti Libéraste (le PLQ) nous a montré que le Québec avait beaucoup d'argent puisqu'il a volé les Québécois de centaines de milliards (Commission Charbonneau, La Caisse de Dépôt, les baux de Marc Bibeau, l'évasion fiscale, etc.).

http://www.droitdeparole.org/2016/12/saint-sauveur-quartier-a-vendre/

(Photo : Nathalie Côté, Droit de Parole.)


dimanche 16 avril 2017

L'intelligence : produit ou instrument de la conscience? (Philo 101)

J'écoute une discussion sur la singularité technologique. Je me demande si cette hypothèse conceptuelle (pléonasme?) ne confond pas conscience et intelligence. L'Intelligence est-elle la conscience? Ou est-elle l'instrument de la conscience? Un ordi, aussi poussée soit-il, peut-il faire advenir la conscience?
Si le cerveau est seulement le réceptacle à la conscience, celle-ci n'est donc pas réductible au cerveau. Peut-être que sa source se trouve dans un non-espace sous-quantique qui échappe pour l'instant à notre investigation?

Wikipédia : "La singularité technologique (ou simplement la singularité) est l'hypothèse que l'invention de l'intelligence artificielle déclencherait un emballement de la croissance technologique qui induirait des changements imprévisibles sur la société humaine. Au-delà de ce point, le progrès ne serait plus l’œuvre que d’intelligences artificielles, ou « supra intelligence » qui s’auto-amélioreraient, de nouvelles générations de plus en plus intelligentes apparaissant de plus en plus rapidement, créant une « explosion d'intelligence » créant finalement une puissante superintelligence qui dépasserait qualitativement de loin l'intelligence humaine."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Singularit%C3%A9_technologique







dimanche 26 mars 2017

Pourquoi le Québec "bashing"?

Pourquoi le Québec "bashing"?

En deux mots : parce que nous sommes Blancs et que nous parlons français.

Et même pas le bon français ! Ce que nos contempteurs vont aussi nous reprocher. Évidemment, si nous parlions le français de France, ils nous 
détesteraient tout autant. Il en faut peu aux États-Unis pour que les Américains se laissent aller à leur détestation de la France ( en parallèle avec un certain respect), allant même jusqu'à boycotter les "french fries".
 
Quand il existe une différence, la plus minime des différences, celle-ci sera une source de conflits et même de guerres.
C'est vieux comme le monde. Peut-être même est-ce universel?
Par exemple, qu'est-ce qui différencie les Hutus et les Tutsis et qui a mené à ces tueries génocidaires?
On le cherche encore.
Tout le monde déteste tout le monde. La civilisation essaie de contenir la chose.

Pour revenir au cas du Québec, ne vous faites plus d'illusions. Cessez de vous émouvoir! Pourquoi voulez-vous que le Canada anglais aime le Québec? Le Canada ne l'a jamais fait et tout sera un prétexte pour alimenter cette haine plus ou moins contenue.
La Nouvelle-France a été conquise: le reste en découle. Le Québec devait rester à sa place : inférieure.

Sautons quelques siècles...
Dans les années soixante, Le Canada n'a pas encaissé le désir des Québécois de vouloir l'indépendance.
What Quebec wants? répétait-il.
 
Victoire du PQ en 1976 et insulte suprême à la langue des maîtres : la loi 101. 

Plus tard, la crise d'Oka leur a donné une autre raison de nous détester. D'ailleurs, depuis cet épisode, la cause des Amérindiens n'a jamais autant 
rencontré de sympathie au Canada anglais. (Mais qu'attendaient-ils pour s'occuper de leurs bons "Indiens"?)

Notre ambiguïté compose le parfait mélange pour permettre aux autres d'exprimer les sentiments les moins avoués chez l'être humain : majoritairement Blancs, une minorité mais qui est aussi une majorité. 
Donc, nous détester ce n'est pas comme si on cassait du sucre sur le dos des Noirs, ou des Juifs, ou des Arabes ;  victimes, pendant un temps, quand nous étions la minorité francophone conquise, nous sommes devenus bourreaux des minorités au fur et à mesure que nous prenions le contrôle de notre destin.

Et, surtout, il y a cette langue. Comment peut-on ne pas parler anglais? Speak White ! La langue des civilisés, des aristocrates. Cet étrange sentiment, que l'on devine chez certains anglophones, que quelque chose ne va pas avec quelqu'un qui parle une autre langue : peut-être que ces primitifs sont moins intelligents?  

De notre côté, paradoxalement, plus l'indépendance s'éloigne, plus les Québécois deviennent sensibles et susceptibles. Trop. 
Un Français qui n'aime pas leur accent et les voilà montés sur leurs grands chevaux! C'est la réaction de personnes qui ne sont pas sûrs d'elles-mêmes et qui cherchent l'approbation. 
Jouer à la victime n'est pas la bonne stratégie. 
Quand on sait qui on est, on ne cherche pas l'amour inconditionnel des autres. On apprécie d'être aimés, d'être appréciés; sinon, cela ne change pas notre estime de soi.

Et puis la liberté d'expression existe aussi pour nos ennemis. Savoir à qui on a affaire est une bonne chose. Il faut préférer un franc adversaire à un 
hypocrite flatteur.

Enfin, tout n'est pas du Québec "bashing". On peut commenter sur le Québec, sur ses défauts, sur ses qualités. Après tout, on le fait nous-mêmes.
L'essayiste, Jean Larose, n'est pas complaisant avec ce qu'est devenu le Québec.
"Le Québec n'existe pas", telle est le titre d'un roman qui fait un bilan mitigé de l'expérience québécoise. De la même façon, Éric Zemmour écrit sur la 
"Mélancolie française" et sur le "Suicide..." de la société française.

Tout ça pour écrire que le tollé concernant l'article d'Andrew Potter dans le magazine Maclean's m'a semblé exagéré. Il soulevait quelques bons points 
sur l'éclatement sociétal de la société québécoise post-référendums...

La détestation du Québec ne va pas cesser... comme la détestation des Américains, des Cubains, des Français.

Il n'y a pas d'amour sans haine. Y a-t-il de la haine sans amour?


 

dimanche 19 mars 2017

Lili B. et Impressions de la jeune femme québécoise

"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur; ... il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits."
Pierre Augustin Caron de Beaumarchais , Le mariage de Figaro (1784), V, 3.

Lili Boisvert, charmante jeune femme qui vit dans un monde parallèle, entre Judith Lussier et Rafaële Germain, entre Léa Clermont-Dion et Coeur de Pirate.

Elle est libre, elle est jeune, belle, ingénue, un peu baveuse ;  elle se promène seins nus : elle vous emmerde.

Là où Carole Laure était troublante et sensuelle, Lili est naturelle et a le sexe relaxe.
Ben quoi !
Il n'y a rien là !

En effet, il n'y a plus rien là! Même pas l'ombre d'un désir inavoué, d'une émotion érotique.
Vive le sexe hygiénique!
Comme les nudistes, si puritains au fond.

Lili vit dans un monde parallèle entre une rue du Plateau... et la rue du Plateau! On ne te conseille pas, belle Lili, d'aller dans certains quartiers!
Lili a quarante ans de retard : les trois années entre "Deux Femmes en Or" de Claude Fournier, 1970, et "La Mort d'un bûcheron" de Gilles Carle, 1973.
Le Québec d'aujourd'hui est aux antipodes du libertinage (et si vous avez croisé une "mosselime" qui porte des lunettes et un hidjab, vous savez ce que je veux dire).
C'est dommage.

Comme cela eût été bien. Un érotisme post-féministe où on jouerait de notre corps en toute liberté.
Un jour, je te montre ma petite culotte, mais aille! ne t'y crois pas là!
Le lendemain, un topo sur le harcèlement sexuel pour bien garder les choses en mains (façon de parler!).
Mot-clic : je te rajoute une couche de culpabilité, mon cochon!
Tu banderas quand j'en aurai envie!

Et pis, la beauté, c'est quoi au fond? Une construction sociétale liée aux critères dictées par eux, là! Les méchants! qui n'acceptent pas la vraie femme, la femme plurielle et multiple, si changeante.
La femme de la pub, la femme du quotidien, plus ordinaire qu'ordinaire à force de censure. La grosse rigolote (tu as ton permis de camion?). Surtout pas celle de Trivago!

Ben, ça fait partie du jeu! Si tu veux être avec moi, tu vas t'adapter.
T'as rien compris au féminisme, toi!
T'as pas lu le Manifeste de la Classe?

Endure! et tu auras en retour.
Peut-être même que tu deviendras un tatouage... quand je te laisserai.
Ces fichus tatouages qu'elles en ont toutes!

(Peintures d'après Corno)