Le Québec a commencé son déclin le soir de la défaite du référendum de 1980.
Depuis, il survit comme il peut, mais tout se dégrade, tout s'en va à vau-l'eau, sa culture comme le reste.
Il a quelques sursauts pour donner l'illusion : un vote pour la CAQ, parti nationaliste mou ; un vote pour le Bloc, parti nationaliste mou de gauchistes.
Que penser du Gala de l'ADISQ?
C'était un ramassis de clichés pour cocher les cases de la rectitude politique : diversité, féminisme, culpabilité occidentale...
Premièrement, entre des bouts de gala, se taper ces pubs de merde où on nous impose la diversité à toutes les deux secondes. En plus de payer pour accueillir les faux réfugiés et une immigration de remplacement, il faudrait les voir à toutes les deux secondes ! Croyez-vous qu'en Afrique, il y a systématiquement un Caucasien ou un Asiatique dans les publicités, un couple bizarroïde qui forme une famille de fiction? J'en doute.
Bon passons.
Comme je l'avais écrit écrit sur Twitter, deux jours avant : le gala va commencer par du rap et une illustration de la diversité. Yo ! Montreehall-Nord, la Republik ! Et le type avec sa casquette qui se prend pour Eminem, habillé en joueur de Basketball. Des paroles en bilingue, une nova-langue qui est la transition avant notre anglicisation définitive comme au Nouveau-Brunswick.
Maintenant, il faut aussi ajouter l'espagnol.
L'espagnol est une très belle langue, mais que penserais-tu Madame Fuego-Fuego, si j'allais vivre dans ton pays de langue espagnole pour imposer le français?
C'est du pur colonialisme et nous devrions nous taire par ouverture d'esprit.
Bon, ensuite, le Louis-José Houde mur à mur, l'humour qui a pris une si grande place depuis que nous sommes des perdants officiels du combat politique. S'il fait autant l'unanimité, c'est peut-être qu'il est assez insipide pour ne pas effrayer les patrons de la grande tour.
Enfin ! une reconnaissance pour les soi-disant Premières Nations qui cumulent trois nationalités : la leur, la canadienne et la québécoise (accessoirement). Les artistes autochtones auront maintenant leur catégorie ghetto. Et qu'est-ce que cela ajoute à la culture francophone du Québec, une culture minoritaire? De beaux textes en langage amérindien que personne ne comprend.
Le grand chef misérabiliste Ghislain Picard qui doit avoir un salaire dans les six chiffres en tant que chef flanqué d'une petite grand-mère. Maintenant il faut nécessairement une femme avec un homme.
Voyons voir, les rappeurs de merde, ensuite Marie-Mai, Ariane Moffat et un type, l'Amérindienne et la pianiste, Ginette Reno,
les Trois Accords (les champions du deuxième degré et leurs textes d'une stupidité affligeante voulue et assumée)... En voilà une représentation équilibrée où la femme n'est pas oubliée puisque c'est l'homme qui est quasi absent. J'oubliais le groupe avec ces drôles de chapeau : voilà le nouvel homme québécois, il rit perpétuellement de lui-même.
Ah ! ces hommes avec leur guitare phallique, ils ont trop longtemps pris toute la place ! Depuis, ils subissent une sorte de punition rétrospective entre ridicule et auto-contrition...
Deux prix à une pianiste qui n'écrit pas de paroles, forcément. C'est le Québec d'aujourd'hui, il est aphone et instrumental pour emporter l'approbation du plus grand nombre. Il n'a plus de mots pour se nommer et oser défendre son identité, mot tabou même chez les nationalistes.
Quel grand texte avons-nous ajouter au corpus de la chanson française avec ce gala? Aucun. L'excellent Pierre Flynn était absent, bizarrement.
Bref, un gala où l'âme québécoise était évanescente jusqu'à la caricature. Forcément, promenez-vous à Montréal, sur la rue Sainte-Catherine et vous ne verrez que notre fantôme, que l'ombre de nous-mêmes. L'âme québécoise est à Québec en attendant que la population soit aussi remplacée et que la ville de Québec devienne un nouveau Montréal, multiculturel et engoncé dans ses habits de gauchiste.
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