Sur les réseaux sociaux, de plus en plus de gens s'expriment sur l'avenir de leur pays.
Certains avancent que la France est finie, que la Suède est finie, que l'Allemagne est finie.
Ces pays ne vont jamais plus se relever de la folie du mondialisme, de la folie du multiculturalisme imposé par les "élites".
Qu'en est-il du Québec?
Je me réveille et je pense au Québec. Le Québec est ma seule patrie. Ailleurs, je suis et je serai toujours un étranger.
Nous savons tous (si nous avons un peu voyagé) qu'il y a de merveilleux endroits dans le monde, autant par les paysages que par les gens qui habitent ces contrées exogènes.
Cependant, les pays qui conservent leur personnalité deviennent de plus en plus rares. Il en reste.
Peut-être que, dans le pire des cas, s'expatrier est la solution. Vous allez vous adapter... cela va vous prendre dix, quinze ans, vous allez vous adapter mais vous allez toujours être des étrangers. Si vous avez des enfants, eux, auront davantage la souplesse de devenir pleinement des citoyens du
pays d'adoption.
Le Québec est-il foutu?
L'élection de 2018 est, pour moi, la date limite. S'il n'y a pas de changement, je renonce. Je cesse de prendre à cœur le Québec, à m'émouvoir au gré de l'actualité politique et sociale.
Voyons lucidement l'état actuel du Québec.
Montréal est finie pour la cause nationale du Québec.
La ville de Québec, l'autre grand pole qui pourrait faire une différence, a imposé la dichotomie gauche-droite, et ses disciples s'attachent à cette posture idéologique à la manière des nouveaux convertis.
Les auditeurs des Radios X, des radios poubelles, sont identitaires, mais leur identité est celle d' Elvis Gratton.
Aux dernières élections, la grande région de Québec a fait élire douze députés du PLQ sur dix-sept circonscriptions. S'il n'y a pas un balayage des pourris du PLQ, je ne vois pas l'intérêt de ramer à contre-courant.
J'en ai marre.
Je jugerai que les Québécois auront fait leur choix. Ils auront choisi leur destin. Peut-être l'ont-il choisi en 1980.
Depuis, nous nous agitons, nous espérons en vain. Nous avons encore espéré en 1995.
L'essayiste, Jean Larose, pense que le Québec post-référendaire est entré en dépression masquée. Il n'en sortira peut-être jamais.
Il y aura bien une entité politique appelée Québec, mais ce ne sera plus la nation québécoise, plutôt un collage ethnique qu'on essaiera de faire tenir par l'incantation du "vivre-ensemble".
La crise d'Oka est parmi les dates qui ont marqué le Québec et que les observateurs politiques ont peut-être sous-estimée.
La Constitution de 1982 a créé cinquante Premières nations (fondées sur la race!) pour empêcher le Québec d'en devenir une. Et les Premières Nations y ont cru.
Les Cris vivent séparés du Québec.
C'est encore plus vrai des Mohawks.
La crise d'Oka a peut-être marqué le début de la libanisation du Québec.
Le territoire des Mohawks est devenu une zone de non-droit que la lâcheté des gouvernements empêche d'investir.
Si un jour la séparation du Québec advenait, peut-on sérieusement croire que les Cris, les Mohawks, les Innus, les Ceci, les Cela, ne demanderaient pas un statut spécial?
Et Montréal? Et la "Montréal-Nord Républik" ?
Cessons de rêver!
Oui, peut-être que le Québec est foutu.
C'est tragique. Zemmour pense que la France est finie. Malgré ce caractère tragique, il trouve noble de continuer à combattre. Si vraiment, la France devient un enfer (elle l'est déjà), il pourra toujours choisir Israël, lui.
Pour les Québécois, il n'y a pas d'autres maisons.
(Photo : Élections fédérales de 2014. En bleu, les "deux bandes de Gaza"
où il y a encore des Québécois! -Élus du Bloc-)

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