Toc. Toc. Toc.
À deux heures du mat, la Stasi de Philippe C... vient m'arrêter.
Je me serais répandu sur Internet en conneries haineuses, attaquant le prophète de Disneyland, Mickey Mouse, et en insultant ses zélotes.
Je nie en bloc et on m'amène en saisissant mon ordi, mon portable, mon cellulaire, ma tablette.
Au poste, le flic collabo me demande si je suis bien "VaTefaireFoutreMickeyMouse" sur Facebook et Twitter.
- Non, ce n'est pas moi.
- C'est pourtant bien votre photo de profil?
- Vous croyez? Prouvez-le. Je crois que j'ai été piraté.
- Vous savez qu'au procès vous devez jurer de dire toute la vérité.
- Je refuserai. Jurer est contre ma religion.
J'invoque le Cinquième amendement, mais j'oublie que je suis au Canada.
Après deux beignets, le gros insiste, il devient menaçant.
- Avoue, c'est toi, qui a écrit ce tweet, ce gazouillis, comme le propose l'Office québécois de la langue française.
Tu as écrit : "Mickey Mouse est un pédophile, un esclavagiste, un égorgeur, et j'emmerde les Disneyllimes!"
Après l'avoir félicité pour le respect qu'il voue à la langue française, je nie de nouveau.
- Donc, tu veux nous faire croire que quelqu'un a usurpé ton identité?
- Exact, un pirate peut facilement modifier son adresse ip pour faire croire qu'il s'agit d'un autre internaute.
Le gros est soufflé et après un appel à ses instances supérieures, je suis libéré.
Moral de l'histoire : Résistez !

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire